La région dracénoise, adossée aux premiers contreforts calcaires du Verdon, présente une hétérogénéité de sous-sol qui conditionne chaque projet d'infrastructure. Les alternances de marnes, de bancs calcaires fracturés et d'argiles de décalcification créent des profils où la stabilité d'une fouille ne se devine pas à l'œil nu. Nous intervenons en amont pour caractériser le comportement mécanique de ces formations et dimensionner le soutènement provisoire ou définitif. L'enjeu n'est pas seulement la sécurité du chantier, mais aussi la préservation des voiries et du bâti ancien du centre-ville, souvent très proche des excavations. Pour cerner la résistance en profondeur, nous couplons systématiquement l'analyse structurale avec un essai CPT qui traverse les horizons marneux compacts et révèle les surpressions interstitielles piégées dans les lentilles silteuses.
Une excavation profonde dans les argiles gonflantes de Draguignan ne tolère aucune improvisation : la décompression doit être anticipée par une modélisation prenant en compte le chemin de contrainte réel du massif.
Caractéristiques du service à Draguignan

Défis techniques typiques à Draguignan
Le risque majeur à Draguignan réside dans la réactivation de glissements anciens au droit des pentes marneuses, particulièrement lorsque l'excavation recoupe le pendage des couches. Les argiles vertes du Keuper, plastiques et souvent slickensidées, présentent un angle de frottement résiduel très faible qui peut descendre sous les 12 degrés. Une fouille ouverte sans soutènement adapté dans ces matériaux peut entraîner un mouvement de versant rétrogressif, comme cela a déjà été documenté lors de travaux d'élargissement de la RD 955. L'effet de la dessiccation estivale suivi des pluies automnales intenses — la région reçoit plus de 900 mm de précipitations annuelles avec des orages violents — crée des cycles d'ouverture de fissures et d'infiltration brutale qui déstabilisent les fronts de taille. La surveillance topographique et inclinométrique est donc maintenue bien au-delà de la phase de creusement.
Nos services
Notre prestation s'articule autour de deux missions géotechniques complémentaires, de la phase avant-projet jusqu'au suivi d'exécution.
Mission G3 – Étude et suivi géotechnique d'exécution des excavations
Dimensionnement des parois moulées, berlinoises ou des files de pieux sécants. Rédaction des notes de calcul de stabilité d'ensemble et de résistance structurale. Définition des séquences de terrassement et des seuils d'alerte sur les déplacements.
Mission G4 – Supervision géotechnique d'exécution avec auscultation
Installation et lecture d'inclinomètres en forage, de cibles topographiques sur les bâtis voisins et de cellules de pression sur les butons. Vérification continue de la conformité des travaux de soutènement aux hypothèses du projet.
Questions fréquentes
Quel est le budget à prévoir pour une mission G3 sur une excavation profonde à Draguignan ?
Pour une mission de conception géotechnique d'excavation profonde (G3) incluant les calculs de soutènement, la modélisation et le rapport de dimensionnement, le montant se situe généralement entre 1.810 € et 7.420 €. Ce budget varie en fonction du linéaire de paroi à étudier, du nombre de phasages de terrassement et de la complexité du modèle géologique retenu.
Comment gérez-vous les venues d'eau imprévues dans une fouille à Draguignan ?
Dans les formations karstiques du jurassique supérieur qui affleurent au nord de Draguignan, des circulations d'eau anarchiques peuvent apparaître. Nous prescrivons alors un rabattement par puits filtrants ou par pointes aspirantes, après avoir vérifié l'absence de risque de renard hydraulique au fond de fouille. Le débit d'exhaure est estimé par des essais Lefranc en forage, et les eaux pompées sont décantées avant rejet dans le réseau pluvial, en accord avec la police de l'eau.
Quelle est la profondeur maximale que vous pouvez traiter sans ancrage passif derrière la paroi ?
Dans les marnes raides du Crétacé que l'on trouve sous les alluvions de la Nartuby, une paroi cantilever peut techniquement descendre jusqu'à 4,50 ou 5,00 mètres de hauteur libre, à condition que le module pressiométrique dépasse 15 MPa. Au-delà, ou si des bâtiments sont situés dans la zone d'influence, nous mettons en place un butonnage métallique provisoire ou un clouage autoforeur pour limiter les déplacements en crête sous le seuil admissible par les structures voisines.